L’administration Trump va de l’avant avec son projet de démanteler le Centre national de recherche atmosphérique (NCAR), un laboratoire financé par le gouvernement fédéral et considéré comme un leader mondial dans les sciences du climat et de la météorologie. Les propositions comprennent la dissolution de l’institution, le transfert de ses opérations vers des entités privées et des universités, la liquidation de sa flotte d’avions et la vente de ses installations de Boulder, au Colorado.
Origines politiques et justification
Cette décision intervient après des mois d’examen minutieux de la part de la Maison Blanche. Russell Vought, directeur du budget de l’administration, a publiquement qualifié le NCAR de « l’une des plus grandes sources d’alarmisme climatique dans le pays » dans une publication sur les réseaux sociaux en décembre. Cela reflète une tendance plus large à cibler les institutions scientifiques perçues comme soutenant la recherche sur le changement climatique. L’administration a constamment minimisé ou rejeté la science du climat, et cette action s’aligne sur ce programme.
Le rôle et l’importance du Centre
Fondé en 1960, le NCAR a joué un rôle central dans les avancées majeures dans la compréhension de la météo et du climat. Ses avions de recherche, ses modèles informatiques complexes et ses supercalculateurs hautes performances sont des outils essentiels pour prévoir les conditions météorologiques extrêmes, prédire les catastrophes naturelles et analyser les tendances climatiques à long terme. Le travail du centre soutient directement la préparation aux situations d’urgence, la planification urbaine et la compréhension scientifique des systèmes terrestres critiques.
Conséquences potentielles
Les scientifiques préviennent que le démantèlement du NCAR affaiblirait considérablement les capacités de recherche essentielles. Les critiques soutiennent que cela laisserait les responsables des situations d’urgence moins préparés aux événements météorologiques extrêmes, entraverait la modélisation climatique à long terme et pourrait potentiellement compromettre la sécurité nationale. Le centre emploie actuellement environ 830 personnes au sein de la University Corporation for Atmospheric Research, un consortium qui gère le laboratoire au nom du gouvernement fédéral. Son supercalculateur « Derecho » de Cheyenne, dans le Wyoming, est essentiel pour prédire les incendies de forêt, les ouragans et d’autres phénomènes complexes.
Implications plus larges
La décision de démanteler le NCAR soulève des questions sur l’avenir du financement fédéral de la science du climat. Cette décision pourrait créer un précédent pour de nouvelles réductions ou restructurations dans d’autres institutions de recherche, entravant potentiellement la capacité des États-Unis à répondre efficacement au changement climatique et aux défis environnementaux qui y sont associés. Les actions de l’administration signalent un changement clair du soutien à la recherche scientifique à long terme au profit d’objectifs politiques à court terme.
Le démantèlement du NCAR représente un effort délibéré visant à affaiblir la recherche sur le climat, avec des conséquences potentiellement graves à la fois sur la compréhension scientifique et sur la préparation aux catastrophes.
























